Transition énergétique – En 2025, plus de la moitié de l’électricité produite en Allemagne provenait de sources renouvelables, selon la Federal Network Agency et le Fraunhofer Institute for Solar Energy Systems. Cette part, estimée entre 55,5 % et 58,8 %, représente environ 278 térawattheures (TWh), soit une progression modeste de 6 TWh par rapport à l’année précédente. Si l’éolien reste la principale source d’électricité, avec 132 TWh (dont 106 TWh terrestre), il recule légèrement en raison de conditions météorologiques défavorables. Le solaire photovoltaïque enregistre une croissance notable, atteignant 87 TWh, dont 17 TWh en autoconsommation, dépassant pour la première fois le lignite.
Malgré cette progression, le bilan reste en deçà des ambitions fixées par Berlin. L’objectif de 346 TWh d’électricité renouvelable en 2025 n’a pas été atteint, et la part des énergies vertes dans le mix électrique, proche de celle de 2024 (58,5 %), reste éloignée du seuil de 80 % visé pour 2030. Ce retard s’explique notamment par l’insuffisance des nouvelles capacités installées : 68 gigawatts (GW) d’éolien contre 76,5 GW prévus, et seulement 16 GW pour le solaire, alors que 22 GW étaient planifiés. L’hydroélectricité a également souffert d’un déficit de précipitations.
Sur le plan environnemental, l’impact demeure limité. La production à base de lignite recule de plus de 5 %, tandis que celle issue du gaz progresse légèrement. Les émissions de CO₂ s’établissent autour de 160 millions de tonnes. Comparé à 1990, ce niveau est inférieur de 58 %, tout en étant stable par rapport à l’année précédente. En parallèle, les capacités de stockage par batterie ont bondi de 60 %, pour atteindre 25 GWh, un progrès significatif, mais encore loin des 100 à 170 GWh nécessaires à l’horizon 2030, selon les experts du Fraunhofer Institute.

