Panneaux solaires – Le Japon intensifie ses efforts pour verdir son mix énergétique en adaptant ses infrastructures existantes. La start-up PXP, en collaboration avec le fournisseur d’énergie Tokyo Gas, a mis au point un panneau solaire nouvelle génération, conçu pour les toitures à faible capacité de charge. Grâce à l’utilisation de cellules solaires à base de chalcopyrite, ces modules allient légèreté, flexibilité et performance, permettant ainsi d’équiper des bâtiments jusqu’ici exclus du développement photovoltaïque. Le projet cible notamment les toits anciens ou construits avec des matériaux fragiles, fréquemment rencontrés dans les zones urbaines denses du pays.
Affichant un poids inférieur à un kilogramme par mètre carré, ces nouveaux panneaux se présentent comme une alternative viable aux modules traditionnels, souvent trop lourds pour certaines structures. Les toitures en ardoise ou les entrepôts industriels, par exemple, pourront désormais être exploités pour produire de l’énergie solaire sans risquer de compromettre leur stabilité. Le lancement commercial est prévu pour 2026, le temps d’achever les essais de durabilité et de sécurité actuellement en cours. Cette solution innovante pourrait changer la donne dans un marché limité par la rareté du foncier et les contraintes architecturales.
Les enjeux sont de taille : le potentiel solaire des toitures fragiles au Japon est estimé à 169 gigawatts d’ici 2050, soit plus du double de la capacité photovoltaïque installée actuellement. En exploitant ces surfaces jusqu’ici inaccessibles, le projet pourrait permettre de redynamiser l’adoption de l’énergie solaire et de contribuer activement aux objectifs climatiques du pays. PXP et Tokyo Gas préparent déjà la suite, en travaillant sur des cellules tandem associant pérovskite et chalcopyrite, avec l’ambition d’atteindre des rendements supérieurs dans des formats encore plus compacts.

