Parcs éoliens offshore – Une étude conjointe entre chercheurs australiens et chinois, menée sur le parc éolien offshore de Zhuanghe, au nord de la mer Jaune, démontre que ces infrastructures peuvent avoir des effets bénéfiques sur les écosystèmes côtiers. En comparant cette zone avec un site témoin situé à six kilomètres, les scientifiques ont constaté une hausse significative du flux de matière organique et une stabilité écologique renforcée entre 2023 et 2024. Cette dynamique s’explique en grande partie par la structure même des éoliennes, dont les fondations en acier favorisent la colonisation par des organismes marins comme les balanes et les huîtres, constituant un habitat secondaire propice à une diversité accrue d’espèces.
Cet « effet récif » génère une biodiversité marine dense, attirant morues, marsouins, phoques et espèces rares, à l’instar des balistes ou de certains coraux. En analysant la biomasse de poissons benthiques, les chercheurs ont observé une densité quasiment doublée dans le parc éolien par rapport à la zone sans éolienne. Ces écosystèmes benthiques, qui se développent au fond marin, jouent un rôle crucial dans le cycle des nutriments et le stockage du carbone. Pour les auteurs de l’étude, ces résultats ouvrent des perspectives prometteuses pour concilier transition énergétique et préservation de la biodiversité marine.
En revanche, au-dessus de la surface, le constat est plus nuancé. Si certaines espèces d’oiseaux côtiers bénéficient des nouvelles ressources halieutiques offertes par les parcs offshore, d’autres, comme les guillemots ou les fous de Bassan, sont exposées à des risques accrus de collision. En France, où seuls neuf des vingt-quatre projets recensés sont en phase opérationnelle ou de construction, des voix s’élèvent contre une planification jugée précipitée, notamment dans le golfe du Lion, où des zones sensibles pour les oiseaux migrateurs pourraient être affectées.

