Selon le cabinet ResearchAndMarkets.com, le secteur mondial des technologies de traitement de l’eau et des eaux usées connaîtra une forte expansion au cours des prochaines années. Entre 2025 et 2030, il devrait progresser à un rythme annuel moyen de 11 %, passant de 320 à près de 540 milliards d’euros. Ce dynamisme repose sur l’adoption de normes environnementales strictes, notamment en Europe et en Amérique du Nord, et sur une pression accrue liée à la raréfaction des ressources en eau douce.
Cette croissance soutenue est toutefois confrontée à plusieurs défis. L’apparition de nouveaux polluants, la faible acceptabilité sociale de l’eau recyclée ainsi que la forte consommation énergétique des stations d’épuration constituent des freins notables. Malgré cela, l’industrie multiplie les efforts pour optimiser ses procédés et répondre à la demande mondiale en eau de qualité. Les nanomatériaux, en particulier dans les systèmes de filtration, jouent un rôle clé dans l’amélioration des performances. L’essor de l’intelligence artificielle et des dispositifs de contrôle automatisés permet également une gestion plus efficace des opérations, avec une surveillance continue de la qualité de l’eau et une réduction des arrêts non planifiés.
Par ailleurs, la transition énergétique s’impose progressivement dans le secteur. L’intégration des énergies renouvelables dans les stations d’épuration contribue à réduire leur empreinte carbone tout en assurant leur autonomie énergétique. De nombreuses entreprises internationales participent à cette transformation, parmi lesquelles Veolia, Xylem, 3M, DuPont ou encore Ecolab. Ce mouvement de fond illustre un double impératif : sécuriser l’accès à une eau propre et durable, tout en conciliant exigences environnementales et contraintes économiques.

