La géothermie – Le pilier de stabilité du mix renouvelable en 2026

Un rapport sectoriel a mis en lumière le rôle crucial de la géothermie comme solution au défi de l’intermittence des énergies solaire et éolienne. Alors que la France renforce son arsenal législatif pour simplifier l’exploration du sous-sol, la géothermie s’impose non plus comme une énergie marginale, mais comme une base stable capable de produire de l’électricité et de la chaleur en continu (24h/24). Cette montée en puissance vise à sécuriser le réseau national en réduisant la dépendance aux infrastructures de stockage massif, souvent coûteuses et complexes à déployer.

L’innovation technologique, notamment via les systèmes géothermiques stimulés (EGS), permet désormais d’envisager des implantations au-delà des zones volcaniques traditionnelles. En 2026, l’objectif est de lever le « verrou financier » lié aux risques de forage grâce à des mécanismes de garantie d’État. Cette sécurisation de l’exploration permet d’intégrer la chaleur du sous-sol dans les réseaux urbains et les processus industriels, offrant une alternative décarbonée aux combustibles fossiles tout en complétant efficacement les pics de production générés par les parcs photovoltaïques et éoliens.

Enfin, la stratégie française pour 2026 s’articule autour de sept mesures clés visant à professionnaliser la filière. En stabilisant le cadre réglementaire et en encourageant le forage profond, le pays ambitionne de transformer son potentiel géologique en une réalité industrielle durable. Cette approche intégrée, combinant plusieurs sources d’énergie verte, renforce la résilience énergétique du territoire face aux fluctuations climatiques, tout en soutenant l’autonomie stratégique de l’Europe dans sa transition vers la neutralité carbone.