Une start-up bretonne a présenté les résultats de ses tests grandeur nature sur un nouvel emballage biodégradable issu de la culture d’algues brunes. Ce matériau, conçu pour remplacer les films plastiques de l’industrie agroalimentaire, possède des propriétés barrières à l’oxygène supérieures aux plastiques pétrosourcés. Contrairement aux bioplastiques à base d’amidon de maïs qui nécessitent des conditions de compostage industriel, ce film se décompose naturellement dans l’eau de mer ou dans un compost domestique en moins d’un mois, ne laissant aucun microplastique derrière lui.
Cette avancée repose sur l’extraction de l’alginate, transformé par un procédé mécanique sans solvants chimiques toxiques. La production de cet emballage ne nécessite pas de terres agricoles ni d’engrais, puisque les algues sont cultivées en mer, contribuant même à la décarbonation de l’océan par absorption de CO2 durant leur croissance. C’est une révolution pour la gestion des déchets, car cet emballage peut être jeté avec les déchets organiques, simplifiant radicalement le geste de tri pour le consommateur final tout en réduisant le volume de déchets non valorisables.
L’industrie de la cosmétique et du luxe a déjà annoncé des partenariats pour adopter cette solution dès l’été 2026. L’enjeu est désormais de passer à une échelle de production industrielle pour abaisser les coûts. Les concepteurs soulignent que ce matériau est également un excellent exemple de matériau recyclable par voie biologique : il retourne à la terre sous forme de nutriment. En fermant le cycle de vie du produit de manière aussi propre, cette innovation marque la fin de l’ère du plastique à usage unique pour une grande partie des produits de consommation courante.

