Géothermie : un réseau de chaleur verte pour 15 000 logements dans les Hauts-de-Seine

Un vaste chantier de géothermie profonde est en cours à Châtenay-Malabry et au Plessis-Robinson, visant à alimenter dès 2026 près de 15 000 logements en eau chaude sanitaire et en chauffage. Le projet repose sur l’extraction d’eau naturellement chaude depuis la couche du Dogger, située entre 1 700 et 2 000 mètres de profondeur. Les travaux de forage, entamés fin août sur l’ancien site de la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry, devraient s’achever d’ici fin 2025.

Ce dispositif s’appuie sur un réseau de 37,5 kilomètres de canalisations, dont l’installation a débuté en 2024. Sa gestion a été confiée, dans le cadre d’une délégation de service public de 33 ans, à Réseau Terra Confort, filiale du groupe Coriance. Le coût total du projet s’élève à 92,6 millions d’euros, partiellement financé par une subvention de plus de 29 millions d’euros issue du Fonds chaleur de l’Ademe. Ce système de chauffage urbain se veut à la fois durable, local et indépendant des marchés du gaz et du pétrole, apportant ainsi une certaine stabilité tarifaire.

Les premiers secteurs concernés seront la Cité-Jardin de la Butte-Rouge, l’écoquartier La Vallée à Châtenay-Malabry, ainsi que le quartier du Loup-Pendu au Plessis-Robinson. Pour que cette initiative prenne pleinement effet, les collectivités et les syndicats de copropriétaires doivent désormais être incités à se raccorder. L’opérateur met en avant des tarifs compétitifs et la promesse d’un modèle énergétique moins exposé aux fluctuations internationales.