Éolien terrestre -Le gouvernement hongrois prépare une accélération majeure des énergies renouvelables pour réduire les importations. Un appel d’offres lancé en août porte sur 700 mégawatts de nouvelles éoliennes. Budapest veut porter la puissance éolienne à quatre gigawatts en 2030. Cet objectif dépasse largement le parc actuel et rompt avec la priorité solaire précédente. La Hongrie possède déjà près de neuf gigawatts photovoltaïques. Le nouvel équilibre doit diminuer les coûts électriques supportés par les entreprises et diversifier la production.
Le pays importe plus de 80 % de ses besoins en combustibles, incluant pétrole, gaz et combustible nucléaire. Cette exposition augmente les risques géopolitiques et pèse sur la compétitivité industrielle. Une sécheresse récente a aussi fragilisé le fonctionnement de la centrale nucléaire de Paks. La baisse du Danube avait menacé son refroidissement et renforcé le recours aux importations. Le gouvernement conserve pourtant le projet de prolonger cette centrale russe de deux gigawatts. Il vise parallèlement plus de six gigawatts éoliens en 2040. Des financements européens soutiendront plusieurs investissements énergétiques.
Pour les développeurs, les annonces devront maintenant devenir des permis, raccordements et contrats finançables. Le réseau devra absorber une production plus variable et parfois éloignée des consommateurs. Les gestionnaires planifieront renforcement, stockage, flexibilité et prévisions météorologiques. Les projets éoliens devront traiter paysages, biodiversité, bruit et partage local des bénéfices. Une trajectoire crédible exigera aussi des règles durables après l’appel d’offres initial. Les industriels observeront surtout les effets sur les prix et la sécurité d’approvisionnement. Le solaire restera central, mais sa production diurne ne couvre pas tous les besoins. L’éolien peut compléter ce profil, sans remplacer les capacités pilotables. La stratégie hongroise cherche donc une résilience plus large. Sa réussite dépendra du calendrier des infrastructures et de la confiance des investisseurs. Les arbitrages nucléaires resteront néanmoins déterminants.
